Version PDF

Contraception

15 juin 2006

Société Européenne de Contraception. Des doses d'estrogènes et de progestatifs toujours plus faibles

Dr Jean-Michel Brideron
Istanbul - 9e congrès de la SEC. Depuis la commercialisation des premières pilules combinées, la tendance a été de diminuer le plus possible les doses de stéroïdes dans l'idée de minimiser les effets secondaires tout en améliorant la tolérance. Le début de ce processus fut effectivement marqué par une diminution franche des complications, mais à cause de leur rareté actuelle il est devenu plus difficile de les quantifier donc de juger de l'avantage apporté par les pilules les plus faiblement dosées (au-dessous de 30 mcg d'ethinyl-oestradiol).
L'effet contraceptif des pilules combinées minidosées dépend essentiellement du progestatif dont les doses ont atteint actuellement un niveau plancher lié à sa puissance anti-gonadotrope. C'est la quantité de progestatif qui détermine la dose adéquate d'oestrogène nécessaire au bon contrôle du cycle. Avec les progestatifs disponibles aujourd'hui, la dose minimum d'oestrogène est de 20 mcg par jour pour une durée de prises de 21 jours. Il est possible de diminuer encore la dose de progestatif, donc d'oestrogène, en allongeant la durée de prises à 24 jours au prix d'une légère perte du contrôle du cycle. Et, fait intéressant, il a été montré que la voie vaginale avec le Nuvaring sur 3 semaines apportait une dose d'éthinyl-oestradiol équivalente à celle d'une pilule à 15 gammas prise pendant 24 jours tout en améliorant le contrôle du cycle. Les taux hormonaux circulants restent remarquablement stables et bien que les études soient rarement comparatives, la tolérance générale semble améliorée avec l'anneau vaginal contraceptif.

Attention, pour des raisons réglementaires ce site est réservé aux professionnels de santé.

pour voir la suite, inscrivez-vous gratuitement.

Si vous êtes déjà inscrit,
connectez vous :

Si vous n'êtes pas encore inscrit au site,
inscrivez-vous gratuitement :

publicité
publicité