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Gynécologie générale

26 juin 2006

Tests HPV et vaccination prophylactique : qu'en pensent les médecins et leurs patientes ?

Dr Jean-Michel Brideron
Eurogin - Paris. Quelles sont les connaissances des médecins généralistes américains à propos des nouveaux tests de détection des papillomavirus humais (HPV) ? Quel est le niveau de connaissance de leurs patientes dans ce domaine ? Aucune étude en population générale médicale ou grand-public n'a encore été réalisée sur ce sujet malgré la publication de nouvelles lignes de conduites sur le dépistage du cancer du col aux Etats-Unis et l'imminence de la commercialisation du vaccin contre le papillomavirus.
Gorins S. a souhaité approfondir cette question et c'est ainsi que 275 médecins généralistes et 138 de leurs patientes, sélectionnées au hasard, ont été interrogés. Les réponses des généralistes qui recouraient aux tests diagnostiques HPV en routine et celles de leurs patientes ont été comparées aux réponses d'autres confrères qui ne pratiquaient pas de tests HPV. Globalement, 23 % des 275 Généralistes testaient en routine leurs patientes vis-à-vis des papillomavirus potentiellement oncogènes. Les médecins femmes y avaient recours deux fois plus souvent que leurs homologues masculins (risque relatif =1,93 ; Intervalle de confiance à 95 % entre 1,03 et 3,06). La plupart des médecins, surtout ceux pratiquant des examens gynécologiques (p = 0,03) et informés des nouvelles lignes de conduite concernant la recherche de l'ADN viral (p = 0,01), se disaient prêts à proposer la vaccination à leurs patientes dès que celle-ci serait disponible. 4 % des patientes suivies par ces praticiens avaient été informés de leur risque d'infection à HPV. 66 % des patientes étaient d'accord pour se faire vacciner contre les papillomavirus potentiellement oncogènes et ce d'autant plus que le nombre de frottis pratiqué dans les 3 ans précédent l'enquête était élevé (p = 0,04). Il s'agit de la première étude concernant l'attitude des médecins américains et de leurs patientes à propos des tests diagnostiques HPV et du futur vaccin anti-papillomavirus. Une plus grande diffusion des conduites à tenir dans ce domaine et une meilleure information des patientes notamment à l'occasion d'un examen gynécologique et/ou de la pratique d'un frottis devraient accroître le recours approprié aux tests de dépistage HPV ainsi qu'au futur vaccin prophylactique.

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