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Chirurgie

14 mai 2008

L’épopée des fistules recto-vaginales

Drs V.de Parades et J.-D.Zeitoun
Les fistules recto-vaginales (figure 1) sont redoutées par les praticiens tant elles sont difficiles à guérir. Du reste, la multiplicité des techniques utilisées en témoigne. Parmi celles-ci, on connaît bien le lambeau rectal d’avancement et la technique de Musset ou encore le lambeau pédiculé de Martius. On connaît moins bien la technique d’interposition du muscle gracilis, mais l’équipe de Beaujon à Paris nous a rafraîchi la mémoire.
  Ils ont en effet rapporté leurs résultats chez 8 patientes, âgées en moyenne de 39 ans. Les fistules avaient récidivé après 3 tentatives en moyenne (1-6) de réparation par d’autres techniques chirurgicales. Le geste a consisté à désinsérer l’extrémité distale du muscle droit interne de la cuisse (muscle gracilis) et à l’interposer dans la cloison recto-vaginale (figure 2). Toutes les patientes avaient une colostomie de protection.   Figure 1. Fistule cryptoglandulaire ano-vaginale. Figure 2. Dissection du muscle gracilis pour traiter une fistule recto-vaginale (J. Lefèvre et Y. Panis).  La durée d’hospitalisation a été de 10 jours en moyenne (7-16). Trois complications sont survenues (abcès périnéal, abcès de la cuisse et hémorragie vaginale) d’évolution favorable. La stomie a été fermée chez 7 patientes, dans l’année qui a suivi l’intervention. In fine, la guérison a été obtenue chez 6 patientes (75 %). En bref, la technique d’interposition du muscle gracilis fait partie de la panoplie du traitement des fistules recto-vaginales, mais sa relative complexité rend peu raisonnable son utilisation en première intention.

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