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Endocrinologie

05 avr 2006

8e Congrès Européen d'Endocrinologie. Un nouveau traitement des aménorrhées hypothalamiques

Dr Jean-Michel Brideron
ECE. Glasgow - 6 avril 2006. L'aménorrhée d'origine centrale encore appelée aménorrhée hypothalamique survient préférentiellement lorsque, sur le plan énergétique, les dépenses sont supérieures aux apports. Dans cette situation, il a été montré qu'il existait une baisse importante de la concentration hypothalamique en leptine qui est connue pour refléter les réserves énergétiques de l'individu. Plusieurs études ont révélé que c'était cette leptine qui constituait le lien entre le niveau de la réserve énergétique et le cycle reproductif féminin.
Fort logiquement, Welt CK a donc utilisé de la leptine humaine recombinée chez des patientes ayant une aménorrhée en rapport avec une activité physique ou à une restriction alimentaire intenses. Après 3 mois, un cycle menstruel est réapparu chez 43 % des femmes et une croissance folliculaire jusqu'au stade pré-ovulatoire a été observée chez 29 % d'entre elles (p = 0,004 dans les deux cas par rapport à la situation pré-inclusion). Le taux de LH et la fréquence des pulses passèrent respectivement de 2,8 à 4,8 UI/L (p = 0,005) et de 2,4 à 5 pulses/12 h (p = 0,049) au bout de 2 semaines de traitement. Ces données suggèrent que le traitement substitutif par leptine améliore le fonctionnement de l'appareil reproductif féminin. La leptine recombinée humaine pourrait donc devenir sous peu un nouveau traitement des infertilités par anovulation d'origine hypothalamique en concurrence de la pompe au GNRh.

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