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Urologie

20 aoû 2012

Quels sont les effets des traitements estrogéniques sur l’appareil urogénital ?

Dr Thierry Grivel
Chez la femme, à la fois le système reproducteur et le bas appareil urinaire expriment des récepteurs aux estrogènes. Ils sont fonctionnellement influencés par les modifications du cycle ovarien chez la femme en âge de procréer et par la déficience estrogénique chez la femme ménopausée (si elle n’est pas sous traitement hormonal de remplacement).
Lors de la ménopause, le manque d’estrogène et les processus liés à l’âge peuvent entraîner les modifications suivantes au niveau vaginal : altération des tissus connectifs, perte de l’architecture du collagène de type trabéculaire et réticulaire et réduction des fibres élastiques. Ceci détermine une prédisposition au développement d’une laxité des organes génitaux, aux prolapsus, à une réduction de la vascularisation, à un amincissement de la muqueuse avec augmentation de sa fragilité et à un changement de pH vers des valeurs basiques lié à une réduction de production des glycosaminoglycanes. Une des conséquences de tout ceci consiste en une déplétion des lactobacilles accompagnée d’une plus grande susceptibilité aux infections génitales. En ce qui concerne le bas appareil urinaire, il y a une augmentation du risque d’infections urinaires dues aux bactéries issues des voies anorectales (E.Coli, E.Faecalis) associées à une colonisation vaginale. Le fonctionnement de la vessie peut également être affecté. En effet, des études sur l’animal ont montré que l’absence d’estrogène prédispose à une libération massive d’acétylcholine lors de la phase de remplissage de la vessie avec comme conséquence une augmentation d’une symptomatologie de type vessie hyperactive (urgenturie, incontinence par urgenturie, augmentation de la fréquence mictionnelle, nycturie).  D’un autre côté, il existe aussi une baisse de l’acétylcholine lors de la phase de vidange de la vessie expliquant la plus forte prévalence de troubles de la vidange chez les femmes âgées. De même, de nombreuses études ont rapporté que les estrogènes sont capables d’améliorer le trophisme vaginal. L’administration topique d’estrogène a montré de manière significative son efficacité, en réduisant également le risque d’infections urinaires lors da la ménopause et en améliorant les symptômes liés à l’hyperactivité vésicale. 

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