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Cancérologie

23 oct 2007

Cancer du sein RH+ : relation entre le taux du récepteur d’EGFR et la réponse au tamoxifène

Les divers facteurs de régulation de la croissance cellulaire ont fréquemment une interaction ; divers arguments expérimentaux sont en faveur de l’association entre certains cas de résistance au tamoxifène et une augmentation du taux de l’EGFR dans la tumeur du sein. Or, le dosage de cette protéine n’est pas couramment pratiqué en clinique. Une équipe suédoise utilisant un dosage quantitatif par immunofluorescence a mené une étude sur une vaste cohorte de patientes, afin d’établir une éventuelle relation entre la valeur quantitative de l’EGFR et la réponse clinique au tamoxifène(1).
Les divers facteurs de régulation de la croissance cellulaire ont fréquemment une interaction ; divers arguments expérimentaux sont en faveur de l’association entre certains cas de résistance au tamoxifène et une augmentation du taux de l’EGFR dans la tumeur du sein. Or, le dosage de cette protéine n’est pas couramment pratiqué en clinique. Une équipe suédoise utilisant un dosage quantitatif par immunofluorescence a mené une étude sur une vaste cohorte de patientes, afin d’établir une éventuelle relation entre la valeur quantitative de l’EGFR et la réponse clinique au tamoxifène(1).   Méthode Une étude rétrospective a été menée sur une cohorte de 500 patientes non ménopausées ou âgées de moins de 50 ans, atteintes d’un cancer du sein localisé avec ou sans envahissement ganglionnaire, opérable d’emblée. Ces patientes ont reçu ou non, et dans le cadre d’un essai randomisé, un traitement par tamoxifène durant 2 ans. Toutes les 500 tumeurs ont fait l’objet d’un dosage quantitatif, par une méthode de biologie moléculaire confirmée, de l’EGFR. Résultats Aucune relation n’a été établie entre les taux d’EGFR et la taille tumorale, ni avec la présence d’adénopathies métastatiques. En revanche, il existe une corrélation positive entre le taux de la protéine et le grade histopronostique (p < 0,0001). À l’opposé, la présence de récepteurs estrogéniques est significativement corrélée avec un taux bas d’EGFR. Quant à l’efficacité d’un traitement de 2 ans de tamoxifène chez les patientes dont la tumeur est RH+, elle est significativement plus marquée si le taux de EGFR est bas, tandis qu’elle est nulle si ce taux est élevé, avec une courte durée de survie, aussi bien en rémission que globale (52 % de patientes à taux élevé de EGFR en rémission après 10 ans, contre 78 % si le taux d’EGFR est bas). Ces résultats sont confirmés en étude plurifactorielle selon le modèle de Cox. Ainsi, ces résultats plaident-ils en faveur d’une résistance au tamoxifène en cas de taux élevé de EGFR dans la tumeur. Il est intéressant de noter qu’aucune corrélation n’a pu être observée entre l’expression des protéines EGFR et HER-2.

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