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Imagerie

Publié le 10 juin 2022Lecture 4 min

Rachis et mode volumique

Jean-Philippe BAULT, Les Mureaux*, Jean-Marc LEVAILLANT, Créteil**

Le mode volumique avec ses différentes possibilités représente un apport considérable dans l’étude des structures osseuses et en particulier du rachis. La mise en œuvre de ces « outils » est dans la plupart des cas très simple, les rendant facilement utilisables, tant dans le cadre du dépistage que du diagnostic.

Modes volumiques à notre disposition Le mode volumique « 4D » doit être évoqué en premier en raison de sa facilité d’utilisation, l’acquisition se faisant en temps réel et donc sans aucune consommation supplémentaire de temps d’examen. Dans ce mode, on privilégiera l’utilisation des coupes minces en mode VCI (Volume Contrast Imaging). Ces coupes minces vont permettre : dans le plan « A », d’apprécier au mieux les contours et la texture du rachis en ajoutant au plan de départ une épaisseur choisie (1 à 20 mm) (figure 1) ; Figure 1. Rachis mode VCI plan « A », le schéma montre le sens du faisceau ultrasonore et le sens de visualisation. dans le plan « C » (Omniview), de mettre en évidence la forme des corps vertébraux, la présence d’éventuelles courbures anormales du rachis, ceci grâce à la visualisation « en face » (orthogonale par rapport au plan de départ, avec là aussi une épaisseur choisie de 1 à 20 mm) (figure 2). Figure 2. Rachis mode Omniview, le schéma indique le sens de visualisation. Le mode volumique « 3D » nécessite l’acquisition d’un volume qui impose de connaître quatre paramètres (figure 3) :  le plan de départ choisi par rapport à la structure à visualiser ;   le secteur d’angle déterminant la largeur de l’image visualisée ; l’angle de balayage correspondant au trajet décrit par le faisceau ultrasonore émis par la sonde de part et d’autre, et de façon équivalente, du plan de départ ; enfin la vitesse de balayage qui conditionnera la qualité du volume. Figure 3. Volume de rachis en mode triplan : le plan de départ est repéré en rouge, le secteur d’angle est stylisé par les traits jaunes, l’angle de balayage apparaît en vert sur le plan « B ». L’exploitation du volume acquis pourra se faire : soit en coupes multiplanaires (figure 4), ce qui offre la possibilité d’obtenir des plans orthogonaux et ainsi de vérifier la rectitude rachidienne, la structure des corps vertébraux et des apophyses postérieures. Il est à noter qu’il est possible de donner une épaisseur à ces coupes en appliquant secondairement le mode VCI ; Figure 4. Rachis mode triplan avec VCI. soit en mode « render » visualisant ainsi l’ensemble du rachis (figure 5). En outre, ce mode permettra de situer au mieux le niveau du cône terminal de la moelle épinière ou de localiser précisément une lésion rachidienne (figure 6). Figure 5. Rachis : mode render. Figure 6. Repérage du niveau du cône de la moelle. Aspects normaux du rachis Les figures 1 à 4 illustrent les aspects normaux du rachis en mode volumique 4D VCI. Une étude détaillée du rachis est illustrée par la figure 7, un aspect de différentes vertèbres en coupe axiale est mis en évidence sur la figure 8. Figure 7. Aspects du rachis en mode render. Figure 8. Aspects des vertèbres à différents niveaux et différents termes. Aspects pathologiques du rachis Nous illustrerons dans ce paragraphe, par quelques exemples, l’apport essentiel du mode volumique à l’étude du rachis. • Figure 9 : en mode conventionnel, il est difficile de mettre en évidence la présence d’une hémi-vertèbre (a). L’utilisation immédiate du mode VCI « Omniview » met en évidence l’aspect scoliotique du rachis en rapport avec l’hémi-vertèbre (b). Le passage au mode triplan centré sur les corps vertébraux met en évidence de façon formelle l’hémi-vertèbre qu’il est possible de situer ici en D11 (c). Figure 9. Hémi-vertèbre en D11. a : mode conventionnel (hémi-vertèbre repérée par flèche verte) ; b et c : angulation du rachis en mode triplan et render. • Figure 10 : là encore, en mode conventionnel, il est difficile de mettre en évidence l’hémi-vertèbre (a), en mode triplan centré sur les corps vertébraux : hémi-vertèbre en L1 (b). Dans ces deux exemples, un oeil aguerri peut certes soupçonner une anomalie du rachis en mode conventionnel, mais l’utilisation systématique du mode « Omniview » met automatiquement en évidence l’angulation rachidienne orientant sur une anomalie sous- jacente. Des malformations plus complexes peuvent aussi être mises en évidence :  vertèbre L5 fendue à 35 sa (figure 11) ; fusion L4/L5 à 26 sa (figure 12) ; syndrome de Klippel-Feil à 23 sa (figure 13) ; diastématomyélie à 26 sa (figure 14). Figure 11. Vertèbre fendue à 35 sa. Figure 12. Fusion L4/L5. Figure 13. Syndrome de Klippel-Feil : fusions vertébrales cervicales Figure 14. Diastématomyélie ; a et b : double cordon médullaire en mode conventionnel, angulation et rotation du rachis en VCI et mode render.

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